
4.2. PROPRI ´
ET ´
ES 39
Ici, comme le montre Polemarchakis, l’ordre de la communication indirecte joue un rˆole :
—Si c’est l’individu 1 qui commence :
A l’´etape 1 : Ω(1) = {a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k},
P1,Ω(1) ={{a, b, c, d, e, f},{g, h, i, j, k}}, et alors :
q1=p({a, b, i, j, k}∩{a, b, c, d, e, f})
p({a, b, c, d, e, f})=p({a, b})
p({a, b, c, d, e, f})=1
3,
ce qui implique que {g, h, i, j, k}peut ˆetre ´ecart´e en connaissance commune.
A l’´etape 2 : Ω(2) = {a, b, c, d, e, f},
P2,Ω(2) ={{a, b},{c, d},{e, f}},
q2=p({a, b}∩{a, b})
p({a, b})=p({a, b})
p({a, b})= 1,
ce qui implique que {c, d, e, f}peut ˆetre ´ecart´e en connaissance commune.
A l’´etape 3 : Ω(3) = {a, b},P1,Ω(3) ={{a, b}}, et l’individu 1 annoncera alors aussi :
«1».
Sur ce qui reste, Ω(3) = {a, b}, les conditions d’Aumann sont satisfaites – de mani`ere
triviale puisque les partitions d’information des deux individus induites par {a, b}
sont les mˆemes :
P1,Ω(3) ={{a, b}} =P2,Ω(3).
Dans cet exemple, l’´el´ement de la partition crois´ee auquel appartient l’´etat r´ealis´e a
est ´egalement {a, b}. La communication directe am`enera alors aussi `a une probabilit´e
a posteriori de l’´ev´enement Ade 1.
—Mais si c’est l’individu 2 qui commence :
A l’´etape 1 : Ω(1) = {a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k},
P2,Ω(1) ={{a, b, g, h},{c, d, i, j},{e, f, k}},
q1=p({a, b, i, j, k}∩{a, b, g, h})
p({a, b, g, h})=p({a, b})
p({a, b, g, h})=1
2,
ce qui implique que {e, f, k}peut ˆetre ´ecart´e en connaissance comme.
A l’´etape 2 : Ω(2) = {a, b, c, d, g, h, i, j},
P1,Ω(2) ={{a, b, c, d},{g, h, i, j}},